top of page

Réduire ses impôts avec le dispositif Jeanbrun : ce qu’un investisseur gagne vraiment

  • Photo du rédacteur: Loibailleurprivé
    Loibailleurprivé
  • il y a 5 jours
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Vue d’Avignon avec le centre historique et les toits de la ville

Le dispositif Jeanbrun promet une baisse d’impôt grâce à l’amortissement. Sur le papier, l’idée est simple. Sur le terrain, tout dépend d’un point central : le niveau de loyer choisi. Intermédiaire, social ou très social, on ne gagne pas la même chose, et surtout pas de la même façon. Voici un cas concret, lisible, et utile pour comprendre ce que l’on gagne en fiscalité… et ce que l’on perd parfois en rendement.


Découvrez combien vous pouvez économiser et comparez. Résultats immédiats en PDF.


Point de méthode utilisée


Les gains fiscaux indiqués ci-dessous correspondent à une estimation d’économie d’impôt sur le revenu, sur l’hypothèse d’une tranche marginale d’imposition de 30 %, hors prélèvements sociaux. Pour garder un cas lisible, le loyer intermédiaire retenu est cohérent avec un logement en zone B1 et une surface utile légèrement supérieure à la surface habitable du fait de l’annexe. Les niveaux social et très social sont présentés ici comme des ordres de grandeur cohérents, à valider selon le plafond réellement applicable au logement concerné.



La loi Jeanbrun : ce n’est pas une réduction d’impôt classique


Quand on cherche à réduire ses impôts on se demande en premier lieu : combien est-ce que je vais économiser chaque année ?

La réalité est un peu plus subtile. Le dispositif Jeanbrun ne fonctionne pas comme un crédit d’impôt ou une réduction d’impôt directe. Son moteur, c’est l’amortissement. En clair, une partie du prix du logement peut être déduite des revenus fonciers chaque année. Cela permet de réduire, voire d’annuler, l’imposition sur les loyers. Et dans certains cas, si le résultat devient négatif, cela peut aussi alléger l’impôt sur le revenu du foyer dans les limites habituelles du déficit foncier. Autrement dit, le dispositif Jeanbrun ne verse rien. Il efface une partie de la base imposable.


Il faut garder à l'esprit un point souvent oublié : le dispositif est encadré par un plafond annuel de déduction par foyer fiscal, relevé lorsque la part de revenus relevant du social ou du très social devient suffisamment importante. Cela ne change pas la logique du mécanisme, mais cela fait partie du cadre réel à avoir en tête.





Le cas concret : un couple marié, 50 ans, un T3 neuf à Avignon


Pour rendre le sujet concret, prenons un profil réaliste. Profil exploré :


Élément

Détail

Profil

Couple marié, 50 ans

Impôt sur le revenu

Environ 7 500 € par an

Bien

T3 neuf à Avignon

Prix retenu

231 000 €

Surface

65 m² avec un extérieur

Objectif

Louer nu en résidence principale

Dispositif

Jeanbrun

Engagement de location

9 ans


La meilleure façon de comprendre ce dispositif est de regarder sous différents angles : le bien est le même, mais le résultat change selon le loyer choisi.





Cas n°1 : le loyer intermédiaire, le choix le plus équilibré


En intermédiaire, le loyer reste relativement proche du marché. C’est le scénario le plus confortable économiquement.


Hypothèse de loyer annuel : 9 576 €

Charges annuelles retenues : 2 500 €

Amortissement annuel estimé : 6 468 €


Résultat : le revenu foncier devient presque nul. Le gain fiscal annuel estimé tourne autour de 1 940 euros.



Ce qu’on gagne :


On baisse l’impôt de façon nette. On garde un loyer correct. Le rendement reste le plus solide des trois scénarios.

Ce qu’on perd :


L’avantage fiscal est moins fort qu’en social ou très social. Le dispositif Jeanbrun aide, mais ce n’est pas le montage le plus agressif pour effacer de l’impôt.


C’est le meilleur compromis pour un investisseur qui veut à la fois défiscaliser et conserver une vraie logique patrimoniale.




Cas n°2 : le loyer social, le point d’équilibre fiscal


En social, le loyer baisse, mais l’amortissement fiscal devient plus fort. On entre dans une logique plus fiscale, tout en gardant encore un rendement acceptable. Dans ce cas pratique, le niveau de loyer retenu doit être lu comme un ordre de grandeur cohérent. Le montant exact doit être validé selon le plafond applicable au bien concerné.


Hypothèse de loyer annuel : 7 152 €

Charges annuelles retenues : 2 800 €

Amortissement annuel estimé : 8 316 €


Résultat : on crée un déficit foncier. Le gain fiscal annuel estimé monte autour de 2 495 euros.


Ce qu’on gagne :


La baisse d’impôt devient plus visible. Le social fait mieux que l’intermédiaire sur le plan fiscal. On conserve encore un niveau économique défendable.

Ce qu’on perd :


Le loyer est plus bas. Le rendement baisse sensiblement par rapport à l’intermédiaire. On commence à sacrifier du revenu locatif pour obtenir plus de fiscalité.


Le social est le milieu du gué. Il ne gagne pas la bataille du rendement, mais il améliore nettement la bataille fiscale.





Cas n°3 : le loyer très social, le champion de la défiscalisation


En très social, la logique est claire : on accepte un loyer fortement décoté pour maximiser l’effet fiscal.

Là encore, le niveau de loyer retenu dans cet exemple doit être lu comme un ordre de grandeur. Le montant exact doit être vérifié selon le plafond applicable au logement et le cadre concret de mise en location retenu.


Hypothèse de loyer annuel : 5 616 €

Charges annuelles retenues : 3 000 €

Amortissement annuel estimé : 10 164 €


Résultat : le déficit foncier est plus fort. Le gain fiscal annuel estimé peut atteindre environ 3 049 euros.


Ce qu’on gagne :


C’est le niveau qui réduit le plus l’impôt. Pour un foyer qui cherche avant tout à effacer de l’IR, c’est le scénario le plus puissant.

Ce qu’on perd :


Le loyer chute nettement. Le rendement locatif devient faible. Le montage devient moins intéressant si l’objectif est de gagner de l’argent avec le bien.


Le très social gagne fiscalement, mais perd économiquement.





Comparatif simple : qui gagne vraiment avec Jeanbrun ?


Voici la lecture du dispositif.


Niveau de loyer

Fiscalité

Rentabilité

Intermédiaire

Moins d’impôt gagné

Meilleur rendement

Social

Plus d’impôt gagné

Revenu locatif en baisse

Très social

Baisse d’impôt maximale

Rentabilité fortement réduite


Dit autrement :


  • Intermédiaire = meilleur pour gagner de l’argent

  • Social = meilleur compromis fiscal / rendement

  • Très social = meilleur pour réduire l’impôt





Comprenons aussi : plus de fiscalité ne veut pas dire plus de performance


C’est le piège classique. Beaucoup d’investisseurs voient un avantage fiscal plus élevé et pensent automatiquement que le montage est meilleur. Ce n’est pas forcément vrai. Si vous gagnez 1 000 euros d’impôt en plus, mais que vous perdez 2 500 euros de loyers, le bilan global n’est pas meilleur. C’est exactement ce que montre ce cas pratique.


Le très social réduit davantage l’impôt que l’intermédiaire. Mais il ne rattrape pas l’écart de loyers. L’avantage fiscal compense une partie de la baisse de revenu, pas la totalité. C’est pour cela que le meilleur choix dépend toujours de la vraie question que se pose l’investisseur :

voulez-vous payer moins d’impôt ? ou voulez-vous que votre bien rapporte davantage ?



Pour mesurer l'impact : Simulez selon votre cas et comparez ce dispositif avec le LMNP, Denormandie, Déficit foncier. En 1 minute





Ce qu’un investisseur doit retenir avant de se lancer


Le dispositif Jeanbrun peut être très efficace. Mais il faut comprendre ce qu’il fait réellement.

Il ne crée pas de richesse magique. Il améliore la fiscalité d’un investissement locatif. Plus le loyer est encadré à la baisse, plus l’effet fiscal augmente. Mais plus le loyer est bas, plus le rendement recule.


Donc la bonne question n’est pas seulement “combien vais-je économiser d’impôt ?”. La bonne question est : “quel équilibre je cherche entre fiscalité, rendement et stratégie patrimoniale ?”


Et avant d’aller plus loin, il faut valider un point important : le loyer réellement applicable au bien, surtout en social et en très social. C’est à ce stade que l’exemple devient une décision d’investissement.





Notre conclusion


Pour un couple marié de 50 ans achetant un T3 neuf à Avignon, le dispositif Jeanbrun peut clairement faire baisser l’impôt. Mais tous les niveaux de loyer ne racontent pas la même histoire. L’intermédiaire est le plus cohérent pour un investisseur patrimonial. Le social est un compromis intelligent pour les fortes TMI. Le très social est le plus fort fiscalement, mais pas le plus rentable.


Au fond, la loi Jeanbrun ne récompense pas seulement l’achat d’un bien. Il récompense un arbitrage. Plus on accepte un loyer encadré et bas, plus on récupère du levier fiscal. La vraie intelligence consiste donc à choisir non pas le montage le plus séduisant sur le papier, mais celui qui colle à son objectif réel.





FAQ


Le dispositif Jeanbrun permet-il vraiment de réduire ses impôts ?


Oui, mais pas sous la forme d’une réduction d’impôt classique. Il agit via l’amortissement, qui vient diminuer les revenus fonciers, et parfois le revenu global si un déficit foncier apparaît.



Quel niveau de loyer est le plus intéressant avec Jeanbrun ?


Tout dépend de l’objectif. L’intermédiaire est souvent le plus équilibré. Le social est un bon compromis. Le très social est le plus fort pour baisser l’impôt, mais le moins bon pour le rendement.



Peut-on gagner plus en très social qu’en intermédiaire ?


Fiscalement, oui. Economiquement, pas forcément. Dans beaucoup de cas, le loyer plus faible en très social annule une partie de l’avantage fiscal. Ce dispositif est à comparer avec le LMNP avant toute décision (article accessible : ici)



Le dispositif Jeanbrun est-il intéressant à Avignon ?


Oui, il peut l’être sur un T3 neuf bien acheté. Mais la pertinence dépend du prix, du loyer réellement applicable, des charges et de la situation fiscale du foyer.


Comparez les dispositifs et recevez vos résultats chiffrés selon votre situation réelle.





Poursuivre la lecture:

bottom of page