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LMNP 2026 : le guide complet du loueur meublé non professionnel

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L'équipe de Rédaction LoiBailleurPrive
16 juil.
15 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Le LMNP, ou loueur en meublé non professionnel, permet de percevoir des loyers imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, les BIC. En 2026, le micro-BIC de la location meublée de longue durée bénéficie d’un seuil de 83 600 € et d’un abattement de 50 %. Le régime réel permet de déduire les charges et l’amortissement utilisable du logement et du mobilier.

Le LMNP en 2026 conserve donc la possibilité d’amortir au réel, avec une fiscalité de revente qui tient désormais compte des amortissements déduits. Pour votre projet, ces règles se traduisent par une somme à consacrer chaque mois au logement et un capital récupérable à terme.

Nous abordons ici le LMNP à l’échelle d’un investissement : ses conditions, le fonctionnement des deux régimes, les démarches et deux exemples pour comprendre ce que chaque option peut apporter à votre situation.



Intègre 6 dispositifs en 2026




Qu’est-ce que le LMNP et qui peut en bénéficier en 2026 ?


Le LMNP est un statut fiscal de la location meublée. Il accompagne une activité locative exercée à titre non professionnel, avec des règles communes de déclaration et deux modes de calcul du bénéfice : micro-BIC ou réel. La location nue relève, de son côté, des revenus fonciers.

Le caractère non professionnel de la location s’apprécie pour l’ensemble du foyer fiscal et de ses logements meublés. Le statut de loueur en meublé professionnel, ou LMP, s’applique lorsque deux conditions sont réunies simultanément :


  • les recettes annuelles de location meublée dépassent 23 000 € ;

  • ces recettes dépassent également les autres revenus du foyer retenus pour cette comparaison fiscale.


Vous restez donc LMNP si vos recettes ne dépassent pas 23 000 €, ou si elles restent inférieures ou égales aux autres revenus concernés, même au-delà de ce montant. Les recettes comprennent les loyers et les charges facturées au locataire. Des règles d’annualisation interviennent notamment lors du démarrage de l’activité. BOFiP — détermination du caractère professionnel.


Les revenus de comparaison comprennent notamment les traitements et salaires, les pensions de retraite et certaines rentes, ainsi que les bénéfices des autres activités professionnelles visées par le Code général des impôts. Le revenu fiscal de référence figurant sur votre avis d’imposition ne correspond pas directement à cette somme. Impots.gouv.fr — définition de la location meublée professionnelle.


Par exemple, avec 28 000 € de recettes meublées sur une année complète et 45 000 € d’autres revenus retenus fiscalement, le foyer conserve son statut LMNP. Avec les mêmes recettes et 20 000 € de revenus de comparaison, les deux conditions du LMP sont réunies.

Le seuil de 23 000 € concerne ainsi le statut du bailleur. Le plafond du micro-BIC, présenté plus loin, concerne le mode de calcul de son bénéfice imposable.




Quel logement peut être loué meublé ?


Un logement meublé utilisé comme résidence principale offre à son occupant les équipements nécessaires à la vie quotidienne. Le mobilier réglementaire comprend :


  • une literie avec couette ou couverture et des occultations dans les chambres ;

  • des plaques de cuisson, un four ou un micro-ondes ;

  • un réfrigérateur et un congélateur, ou un compartiment permettant une température maximale de −6 °C ;

  • de la vaisselle en quantité adaptée et des ustensiles de cuisine ;

  • une table, des sièges, des rangements et des luminaires ;

  • du matériel de ménage adapté au logement.


L’inventaire et l’état du mobilier, signés par les parties et annexés au bail, décrivent les équipements mis à disposition. Service Public — mobilier d’un logement meublé.


Le bail meublé de résidence principale dure généralement un an, renouvelable. Pour un étudiant, il peut être conclu pour neuf mois, sans reconduction tacite. Le bail mobilité correspond à certaines situations temporaires et possède ses propres règles. Ces contrats organisent la relation locative indépendamment du choix entre micro-BIC et réel. Service Public — différences entre les baux.

La performance énergétique fait également partie du projet. En métropole, pour les baux d’habitation signés, renouvelés ou reconduits depuis 2025, le logement doit être classé de A à F au DPE. Le calendrier prévoit l’exclusion des logements F en 2028, puis E en 2034. Pour un achat avec rénovation, le calendrier des travaux peut donc déterminer la date de mise en location et la période de perception des loyers. Ministère de la Transition écologique — décence énergétique.




LMNP 2026 : quels plafonds et abattements au micro-BIC ?


Pour les recettes de 2026, déclarées en 2027, les seuils et abattements dépendent de la nature de la location.

Type de location

Seuil du micro-BIC

Abattement forfaitaire

Meublé de longue durée

83 600 €

50 %

Meublé de tourisme classé

83 600 €

50 %

Chambre d’hôtes

83 600 €

50 %

Meublé de tourisme non classé

15 000 €

30 %

Le seuil de 83 600 € remplace celui de 77 700 € applicable aux revenus de 2025 pour les catégories concernées. L’accès au micro-BIC s’apprécie en principe à partir des recettes de l’année précédente ou de l’avant-dernière année, avec des règles particulières au démarrage. Un premier dépassement ne provoque donc pas nécessairement un passage immédiat au réel. BOFiP — seuils applicables de 2026 à 2028.

Sous ces plafonds, le réel reste accessible sur option, sous réserve des conditions propres au mode de détention. La location touristique et les chambres d’hôtes possèdent aussi des règles sociales et locales spécifiques : les chiffres de la location de longue durée ne décrivent pas à eux seuls leur fonctionnement. Service Public — imposition des revenus meublés.




Micro-BIC : comment sont imposés vos loyers ?


Au micro-BIC, vous déclarez les recettes encaissées, charges locatives comprises. Pour un meublé de longue durée, l’administration applique un abattement de 50 %, avec un minimum de 305 €. La fraction restante rejoint vos revenus soumis au barème progressif de l’impôt.

Avec 10 800 € de recettes annuelles, le bénéfice imposable atteint ainsi 5 400 €. L’abattement couvre forfaitairement les dépenses : les intérêts du crédit, les frais de gestion ou la taxe foncière ne sont pas déduits séparément. BOFiP — calcul du bénéfice au micro-BIC.

Lorsque les revenus relèvent des prélèvements sociaux sur le patrimoine, le taux global applicable au meublé est de 18,6 % en 2026. Il porte sur le bénéfice taxable, après abattement au micro ou après déductions au réel. Certains contribuables bénéficient de règles différentes selon leur affiliation sociale. Impots.gouv.fr — prélèvements sociaux sur les locations.

Pour une personne dont l’intégralité des 5 400 € supplémentaires est imposée dans la tranche à 30 %, cela représente 1 620 € d’impôt sur le revenu et 1 004,40 € de prélèvements sociaux, soit 2 624,40 € au total, avant l’effet différé de la CSG déductible.

La simplicité du micro-BIC peut convenir à un logement avec peu de dépenses et un financement limité. Son intérêt économique dépend de l’écart entre l’abattement obtenu et les déductions disponibles au réel.




LMNP au réel : les charges et l’amortissement


Les dépenses prises en compte


Le régime réel calcule le bénéfice à partir des recettes et des dépenses admises fiscalement. Selon votre situation, les charges comprennent notamment les intérêts et l’assurance du crédit, les dépenses de copropriété liées à l’activité, la taxe foncière, les assurances, la gestion, la comptabilité et la CFE lorsqu’elle est due.

Les factures d’entretien et de réparation peuvent également être déductibles. Les dépenses qui constituent une immobilisation sont réparties par amortissement ; le traitement dépend de leur nature. Les frais d’acquisition suivent eux aussi le traitement comptable et fiscal retenu.

Les charges récupérées auprès du locataire figurent dans les recettes. Les dépenses correspondantes sont prises en compte selon les règles du réel, ce qui permet de suivre les deux côtés du budget. Chaque déduction repose sur une dépense justifiée, engagée pour l’activité. Code général des impôts — charges déductibles, article 39.

Le remboursement du capital emprunté occupe une place différente : il réduit votre dette et participe à la constitution de votre patrimoine, sans être une charge fiscalement déductible.



L’amortissement du logement et du mobilier


L’amortissement répartit comptablement le coût des éléments utilisés pour louer sur leur durée d’utilisation. Le bâtiment, ses composants et le mobilier peuvent suivre des durées différentes. Le terrain est exclu de la valeur amortissable ; sa part est déterminée à partir des caractéristiques du bien.

Il n’existe donc pas de taux LMNP unique appliqué à tout le prix d’achat. Le plan d’amortissement dépend du logement, de ses équipements et de leur mise en service. Cette charge comptable peut réduire le bénéfice fiscal sans correspondre à un nouveau paiement chaque année. BOFiP — résultat imposable et amortissement.

La déduction annuelle est limitée au résultat restant après les autres charges : l’amortissement peut ramener ce résultat à zéro, mais ne peut créer ni augmenter un déficit. Un bénéfice de 4 400 € avant amortissement autorise ainsi une déduction maximale de 4 400 € sur cet exercice. Code général des impôts — article 39 C.



Les sommes reportables sur les années suivantes


Deux suivis distincts interviennent au réel :


  • Les déficits provenant des charges, hors amortissement, sont reportables sur les bénéfices LMNP des dix années suivantes. Ils ne s’imputent pas sur les salaires ou les pensions du foyer.

  • L’amortissement comptabilisé mais non déduit peut être reporté sans limite de durée, avec la même limite de déduction annuelle et les règles propres à la poursuite ou à la cessation de l’activité.


Ces reports correspondent à des déductions fiscales susceptibles d’être utilisées ultérieurement. Leur montant ne constitue pas une somme versée au propriétaire. BOFiP — déficits LMNP, Impots.gouv.fr — report des amortissements.




Micro-BIC ou réel : calcul LMNP sur un appartement à 180 000 €


Prenons un appartement acheté 180 000 €, équipé de 8 000 € de mobilier, et loué 900 € par mois charges comprises. Nous observons une année complète de fonctionnement, avec les hypothèses suivantes :


  • recettes locatives : 10 800 € ;

  • crédit et assurance : 900 € par mois, soit 10 800 € par an, dont 3 600 € d’intérêts et d’assurance ;

  • dépenses courantes : 2 200 € par an, incluant copropriété, taxe foncière, assurance propriétaire, entretien et une hypothèse de CFE de 300 € ;

  • comptabilité au réel : 600 € supplémentaires par an ;

  • amortissement comptable de l’année : 5 000 €, hypothèse propre à cet exemple ;

  • tranche marginale d’imposition : 30 %, applicable à toute la base supplémentaire, et prélèvements sociaux de 18,6 %.


Les dépenses courantes incluent les charges récupérables payées par le propriétaire, dont le remboursement est déjà compris dans les recettes. L’exemple suppose une activité existante, un logement détenu directement, sans déficit ni amortissement antérieur reporté. Il retient une occupation toute l’année, sans dépense exceptionnelle, avant l’effet différé de la CSG déductible. Le prix et le mobilier décrivent l’investissement ; les frais d’achat et l’apport initial ne sont pas compris dans ce budget annuel.



Le résultat fiscal


Au micro-BIC, l’abattement de 50 % laisse 5 400 € imposables, soit 2 624,40 € d’impôt et de prélèvements sociaux dans cette hypothèse.

Au réel, les charges déductibles atteignent 6 400 € : 3 600 € d’intérêts et d’assurance, 2 200 € de dépenses courantes et 600 € de comptabilité. Le résultat avant amortissement s’établit à : 10 800 € − 6 400 € = 4 400 €.

Sur les 5 000 € d’amortissement comptabilisé, 4 400 € sont déduits et 600 € sont reportés. Le bénéfice imposable de cette location est nul pour l’année étudiée.



Ce que cela change dans votre budget


Le budget de trésorerie intègre l’échéance entière du crédit, avec le capital remboursé. Il comprend aussi les dépenses effectivement payées et la fiscalité du scénario.

Pour l’année étudiée

Micro-BIC

Régime réel

Recettes locatives

10 800 €

10 800 €

Crédit et assurance payés

10 800 €

10 800 €

Dépenses courantes, CFE comprise

2 200 €

2 200 €

Comptabilité supplémentaire

0 €

600 €

Bénéfice imposable

5 400 €

0 €

Impôt et prélèvements sociaux

2 624,40 €

0 €

Effort d’épargne annuel

4 824,40 €

2 800 €

Effort mensuel équivalent

402 €

233 €

Dans cet exemple, le réel améliore le budget de 2 024,40 € sur l’année, soit environ 169 € par mois, après paiement des 600 € de comptabilité. Les montants mensuels correspondent à une répartition du résultat annuel ; les impôts et certaines dépenses ont leur propre calendrier de paiement.

Le crédit rembourse parallèlement 7 200 € de capital dans les deux scénarios. Votre dette diminue de ce montant. Au réel, le bénéfice fiscal nul coexiste donc avec un effort d’épargne de 233 € par mois et une progression du capital remboursé.

Nous retenons ces deux montants pour comprendre le projet : la somme que votre budget personnel apporte au logement et la dette remboursée en contrepartie.



Un logement pour lequel le micro-BIC est plus favorable


Prenons maintenant un autre bien, acquis depuis longtemps et sans crédit. Il procure 9 600 € de recettes annuelles, avec 1 800 € de charges et seulement 1 200 € d’amortissement utilisable.

Le bénéfice imposable est de 4 800 € au micro-BIC, contre 6 600 € au réel : 9 600 € − 1 800 € − 1 200 € = 6 600 €.

Avec les mêmes hypothèses fiscales de 30 % et 18,6 %, l’écart représente 874,80 € en faveur du micro-BIC, avant prise en compte d’éventuels frais supplémentaires de comptabilité. L’abattement forfaitaire dépasse ici les déductions disponibles au réel.

Ces deux exemples montrent comment le financement et l’amortissement restant modifient le résultat, même pour des logements dont les loyers sont assez proches.




Quelle fiscalité lors de la revente d’un LMNP ?


Pour les ventes réalisées depuis le 15 février 2025, le calcul de la plus-value tient en principe compte des amortissements admis en déduction au réel : ils viennent diminuer le prix d’acquisition retenu fiscalement. À prix de vente identique, la plus-value taxable peut donc être plus élevée. Cette règle concerne aussi des logements acquis avant la réforme. Impots.gouv.fr — vente d’un logement meublé.

Dans un exemple indépendant, supposons un prix d’acquisition fiscalement corrigé de 220 000 € avant prise en compte des amortissements, un prix de vente net retenu de 240 000 € et 40 000 € d’amortissements immobiliers déduits concernés par la règle.

La plus-value brute passe de 20 000 € à : 240 000 € − (220 000 € − 40 000 €) = 60 000 €.


Les 40 000 € représentent ici une augmentation de la base de calcul. L’impôt correspondant dépend ensuite des abattements et des règles applicables à la vente. Les frais et travaux admis fiscalement interviennent dans le prix d’acquisition corrigé ; les amortissements non utilisés en report ne sont pas assimilés aux amortissements effectivement déduits. Code général des impôts — article 150 VB.

La durée de détention et les exceptions


Si vous êtes LMNP au moment de la cession, le logement relève en principe des plus-values immobilières des particuliers. Les abattements pour durée de détention conduisent, selon les règles actuelles, à une exonération d’impôt sur la plus-value après 22 ans, puis de prélèvements sociaux après 30 ans. Service Public — plus-value immobilière.

Certaines résidences précisément définies par la loi, notamment pour des étudiants, des personnes âgées ou handicapées, bénéficient d’exceptions à la minoration liée aux amortissements. La qualification juridique de l’établissement détermine l’application de cette exception. Légifrance — article 84 de la loi de finances pour 2025.


Notre article consacré à la plus-value LMNP et aux amortissements à la revente développe le fonctionnement de cette fiscalité de sortie.



Le résultat sur toute la durée du projet


L’économie fiscale obtenue pendant la location reste une composante du résultat. Elle se rapproche des frais de comptabilité, des dépenses de renouvellement, du capital remboursé et de la somme disponible après la vente.

Une projection à cinq, dix ou quinze ans permet d’observer cette évolution. Les intérêts du crédit diminuent, certaines dépenses se renouvellent et le montant d’amortissement déductible peut changer. Multiplier le gain de la première année par le nombre d’années de détention donnerait une estimation trop uniforme de ces mouvements.

Le bilan patrimonial rapproche finalement l’apport initial et les efforts d’épargne cumulés des revenus éventuellement distribués et du capital récupéré après remboursement du prêt, frais et fiscalité de sortie.




Quelles démarches pour commencer en LMNP ?


Déclarer l’activité et obtenir le SIRET


La déclaration de début d’activité s’effectue sur le guichet unique des formalités des entreprises, dans les quinze jours suivant le premier jour de location. Elle permet notamment l’attribution du numéro SIRET et l’identification de l’activité auprès de l’administration. Service Public — démarches de la location meublée.



Exercer l’option pour le réel


Pour une activité déjà au micro-BIC, l’option pour le réel applicable à l’année N s’exerce en principe avant la date limite de la déclaration personnelle des revenus de N−1, déposée au printemps N.

Lors d’une création, un délai particulier s’étend jusqu’à la date limite de déclaration des revenus de la première année d’activité. Pour une activité commencée en 2026, cette échéance intervient donc en 2027. L’option est annuelle et se renouvelle tacitement. Code général des impôts — article 50-0, paragraphe 4.



Déclarer les recettes ou le résultat


Au micro-BIC, les recettes figurent sur la déclaration 2042-C-PRO, avec conservation du détail des encaissements et des justificatifs. Au réel, une déclaration de résultat 2031 et ses annexes précède le report du bénéfice ou du déficit sur la déclaration personnelle.

Les modalités de déclaration sont précisées par l’administration fiscale pour la location meublée. Le recours à un expert-comptable demeure un choix d’organisation. Au réel, son intervention peut couvrir les immobilisations, les amortissements, les reports et les déclarations. Le coût de cet accompagnement s’intègre au budget annuel, comme dans notre exemple. Impots.gouv.fr — recours à un expert-comptable.




CFE et prélèvements sociaux : quelle place dans le budget ?


La cotisation foncière des entreprises concerne en principe la location meublée, y compris lorsqu’elle est non professionnelle. Son montant dépend notamment de la commune et de la base d’imposition. L’année de création bénéficie d’une exonération ; la déclaration initiale 1447-C-SD est à déposer au plus tard le 31 décembre de cette année. Service Public Entreprendre — CFE.

Des exonérations existent selon l’utilisation du logement. Le seuil de 5 000 € de recettes ouvre notamment une exonération de cotisation minimum de CFE dans les conditions prévues par le Code général des impôts. La situation du logement et la période de référence des recettes précisent son application. Impots.gouv.fr — CFE et location meublée.

La situation sociale suit un autre raisonnement. En location de longue durée relevant du LMNP, le bénéfice taxable supporte généralement les prélèvements sociaux du patrimoine. Une activité touristique peut relever de cotisations sociales dès que ses recettes dépassent 23 000 €, même lorsque son statut fiscal demeure non professionnel. Les chambres d’hôtes suivent également des conditions propres. Service Public — cotisations sociales de la location meublée.

Une base imposable nulle au réel peut ainsi coexister avec une CFE et des dépenses de gestion. Ces postes apparaissent séparément dans le budget.




LMNP ou location nue : comment comparer votre projet ?


Le meublé répond à une demande de logement équipé : études, mobilité professionnelle ou installation dans une nouvelle ville. Selon le marché, le loyer obtenu peut rémunérer cet équipement et le service rendu. En contrepartie, le mobilier mobilise un budget au départ puis au fil de son remplacement, tandis que le rythme des changements de locataires influence la gestion.

La location nue peut correspondre à une occupation plus durable et à une organisation différente. Le loyer, la vacance, les frais de relocation et les dépenses d’équipement retenus dans chaque scénario donnent un contenu concret à la comparaison.

Sur le plan fiscal, le dispositif Jeanbrun permet en 2026 un amortissement en location nue pour certains logements collectifs neufs ou anciens avec travaux, avec notamment un engagement de neuf ans et des plafonds de loyers et de ressources. Ses conditions diffèrent de celles du LMNP. Service Public — dispositif Jeanbrun.

Nous comparons ces possibilités à partir du budget que vous pouvez consacrer au projet, du type de location recherché et de votre horizon de détention. Un meublé au réel peut offrir un effort mensuel plus accessible dans une configuration ; une location nue peut présenter un meilleur équilibre dans une autre. Notre comparatif entre LMNP et statut du bailleur privé détaille leurs différences.




Notre lecture du LMNP en 2026


Le LMNP en 2026 conserve un intérêt pour les projets où la demande locative, le financement et les dépenses permettent de construire un budget satisfaisant. Le réel peut alléger fortement l’imposition pendant la location ; le micro-BIC peut offrir un résultat plus favorable lorsque l’abattement dépasse les déductions disponibles.

Nous apprécions de pouvoir relier ce choix à des montants tangibles : ce que vos loyers financent, ce que vous ajoutez chaque mois et le capital que vous pouvez récupérer à terme. Ces éléments permettent de situer la place du meublé dans votre patrimoine, selon votre capacité d’épargne et la durée pendant laquelle vous envisagez de conserver le logement.




Questions fréquentes sur le LMNP en 2026


Le LMNP est-il encore intéressant en 2026 ?


Oui, selon le projet. Les charges et l’amortissement peuvent réduire le bénéfice imposable au réel, parfois jusqu’à zéro. L’intérêt financier dépend aussi du loyer, du crédit, des dépenses, des frais de comptabilité et du résultat après revente.



Quel est le plafond pour rester LMNP ?


Le statut LMP suppose à la fois des recettes annuelles de location meublée supérieures à 23 000 € et supérieures aux autres revenus du foyer retenus fiscalement. Si au moins une de ces conditions manque, l’activité reste non professionnelle. Le plafond du micro-BIC répond à une règle distincte.



Quel est le plafond du micro-BIC pour un meublé de longue durée ?


Pour les revenus de 2026, le seuil est de 83 600 €, avec un abattement de 50 %. L’éligibilité dépend en principe des recettes de l’année précédente ou de l’avant-dernière année. Les meublés touristiques non classés relèvent d’un seuil et d’un abattement différents.



Peut-on choisir le réel avec moins de 83 600 € de recettes ?


Oui. Le réel est accessible sur option lorsque le bailleur relève du micro-BIC. L’option suit un calendrier fiscal qui distingue le démarrage d’une activité et le changement de régime d’une activité existante. Elle est valable un an et renouvelée tacitement.



L’amortissement LMNP peut-il créer un déficit ?


Non. L’amortissement déductible est plafonné au bénéfice restant après les autres charges. La fraction non utilisée peut être reportée selon les règles applicables. Les déficits provenant des charges relèvent d’un suivi distinct et sont reportables sur les bénéfices LMNP des dix années suivantes.



Le LMNP permet-il de diminuer l’impôt sur mon salaire ?


Le mécanisme réduit principalement l’imposition des revenus de la location meublée. Un déficit LMNP ne se déduit pas des salaires ou des pensions du foyer : il est réservé aux bénéfices de cette même activité non professionnelle, dans la durée prévue pour son report.



Un expert-comptable est-il obligatoire en LMNP ?


Son recours n’est pas systématiquement obligatoire. Le réel implique toutefois une comptabilité et des déclarations professionnelles, avec un suivi des immobilisations et des reports. L’accompagnement choisi et son coût font partie de l’organisation du projet.



Que deviennent les amortissements lors de la revente ?


Depuis le 15 février 2025, les amortissements concernés admis en déduction au réel diminuent en principe le prix d’acquisition retenu pour calculer la plus-value. Des exceptions existent pour certains établissements. La durée de détention conserve son effet sur les abattements du régime des particuliers.



Peut-on revenir au micro-BIC après le réel ?


Oui, lorsque les conditions d’accès au micro-BIC sont remplies, en renonçant à l’option dans le délai applicable. Ce changement organise l’imposition future des loyers. L’historique des amortissements déjà déduits reste pertinent pour le calcul d’une vente ultérieure.



Existe-t-il une « loi LMNP » unique ?


L’expression désigne couramment l’ensemble des règles de la location meublée non professionnelle. Le LMNP relève de plusieurs textes fiscaux, comptables et locatifs, qui encadrent le logement, la déclaration des recettes, les charges, l’amortissement et la revente.




Sources officielles

Les règles présentées s’appuient notamment sur les références suivantes, consultées le 5 septembre 2026 :

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