top of page

Plan Relance logement 2026 : objectifs, mesures et calendrier

Photo du rédacteur: L'équipe de Rédaction LoiBailleurPrive
L'équipe de Rédaction LoiBailleurPrive
14 mai
6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Le plan Relance logement 2026 vise à développer l’offre de logements en France, avec un objectif de 2 millions de logements d’ici 2030. Il associe le dispositif fiscal Jeanbrun, un soutien au logement social et des mesures pour accélérer la construction et la rénovation.

Pour un particulier qui envisage d’investir, le volet le plus concret est déjà accessible : l’amortissement d’un logement loué nu, sous conditions. D’autres mesures poursuivent leur parcours parlementaire. Voici l’essentiel pour comprendre ce qui est applicable et ce que cela peut changer pour votre projet.



Intègre 6 dispositifs en 2026




Sommaire




Les objectifs du plan Relance logement


Annoncé le 23 janvier 2026, le plan répond au recul de l’offre locative et de la construction. Le Gouvernement fixe trois objectifs :


  • 400 000 logements construits par an, pour atteindre 2 millions à l’horizon 2030 ;

  • 50 000 logements locatifs privés construits dès 2026 ;

  • 125 000 logements sociaux construits dès 2026.


Ces chiffres correspondent aux ambitions annoncées. Une autorisation de construire, un financement accordé et un logement livré représentent des étapes différentes : leur progression permet de suivre la mise en œuvre du plan. Sources : objectifs du Gouvernement et indicateurs de suivi.




Les cinq volets du plan


1. Soutenir l’investissement locatif privé. Le dispositif Jeanbrun permet de déduire une partie du prix d’un logement de ses revenus fonciers, en contrepartie d’une location durable à loyer plafonné.


2. Renforcer le logement social. L’annonce initiale prévoit 500 millions d’euros supplémentaires pour aider les bailleurs sociaux à construire et à rénover. Cette enveloppe concerne le parc social ; elle ne constitue pas une prime versée à chaque investisseur particulier.


3. Accélérer la construction. Le projet de loi prévoit notamment des opérations d’intérêt local et un rôle renforcé des collectivités pour faciliter certains projets d’aménagement.


4. Mobiliser les bâtiments existants. La transformation de bureaux en logements et la rénovation énergétique doivent contribuer à remettre des surfaces sur le marché résidentiel.


5. Sécuriser la location. La prévention des impayés figure parmi les orientations annoncées. Le bénéfice fiscal Jeanbrun n’accorde toutefois aucune assurance automatique du paiement des loyers.


Le communiqué de lancement présente ces orientations. Leur application dépend des textes et des dispositifs concernés : le plan rassemble plusieurs actions, avec des calendriers distincts.




Le dispositif Jeanbrun déjà applicable


Créé par la loi de finances pour 2026, le dispositif concerne les logements en bâtiment collectif, situés en métropole ou dans les départements et régions d’outre-mer : logements neufs, ou anciens avec des travaux répondant aux critères légaux.

Dans l’ancien, une voie d’accès repose sur des travaux d’amélioration représentant au moins 30 % du prix d’acquisition, avec une réhabilitation lourde atteignant, en métropole, un DPE A ou B. Les opérations produisant un immeuble fiscalement neuf relèvent également du dispositif.

La location est nue, à titre de résidence principale, pendant au moins neuf ans, avec des plafonds de loyer et de ressources du locataire. Les membres du foyer fiscal et les parents ou alliés jusqu’au deuxième degré inclus sont exclus. Source : conditions du dispositif sur Service Public.

Au régime réel des revenus fonciers, l’amortissement porte sur la base éligible après exclusion forfaitaire de 20 % de foncier. Les taux annuels sont les suivants :

Niveau de location

Neuf

Ancien éligible

Intermédiaire

3,5 %

3 %

Social

4,5 %

3,5 %

Très social

5,5 %

4 %

Le plafond cumulé d’amortissement est de 8 000 € par an et par foyer fiscal. Il atteint 10 000 € si au moins 50 % des revenus bruts des logements bénéficiant de l’amortissement relèvent de la location sociale, ou 12 000 € si cette condition concerne la location très sociale.

L’amortissement réduit le revenu imposable. L’économie d’impôt dépend ensuite de votre situation fiscale et de l’utilisation effective de la déduction. Le guide complet du dispositif Jeanbrun développe ces conditions. Source : analyse de l’ANIL.

Un déficit foncier peut aussi réduire le revenu global, dans la limite ordinaire de 10 700 € par an, sous conditions. La fraction provenant des intérêts d’emprunt suit les règles de report sur les revenus fonciers. Source : article 156 du CGI.




Le calendrier à connaître


Date

Étape

23 janvier 2026

Annonce du plan Relance logement.

19 février 2026

Promulgation de la loi de finances créant le volet fiscal Jeanbrun.

21 février 2026

Début de la période d’acquisition éligible.

8 juillet 2026

Adoption au Sénat, avec modifications, du projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement, puis transmission à l’Assemblée nationale.

31 décembre 2028

Fin de la fenêtre d’investissement prévue par le texte fiscal actuel.

2030

Horizon de l’objectif des 2 millions de logements.

Pour un achat en VEFA, la date retenue est celle de l’acquisition par acte notarié. Le dépôt de la demande de permis concerne le cas où le contribuable fait lui-même construire le logement. L’amortissement commence au mois d’achèvement, ou d’acquisition si elle est postérieure. Source : article 31 du CGI.

Au 6 septembre 2026, le projet de loi complémentaire est présenté comme « en cours » dans le dossier du Sénat. Ses assouplissements proposés restent distincts des règles fiscales déjà applicables. Source : suivi parlementaire.




Ce que le plan change pour votre investissement


Prenons l’hypothèse d’un appartement neuf éligible à 200 000 € hors frais, loué au niveau intermédiaire. Pour une année entière d’amortissement : 200 000 € × 80 % × 3,5 % = 5 600 € de déduction annuelle.

Si cette déduction réduit intégralement un revenu imposé dans la tranche à 30 %, son effet sur l’impôt sur le revenu atteint 1 680 €. À 11 %, il atteint 616 €. Ces montants isolent l’IR, sans calcul des prélèvements sociaux, à tranche constante et sous réserve d’une imputation intégrale. Un déficit reportable peut produire son effet fiscal plus tard.

Cette économie s’intègre à votre budget : loyers encaissés, mensualité de crédit, assurance, taxe foncière, entretien et périodes sans locataire. Le capital remboursé à la banque sort de votre compte sans être une charge fiscale déductible. Les exemples chiffrés Jeanbrun prolongent cette première lecture.

La durée de détention compte aussi. À la revente, les amortissements admis en déduction minorent le prix d’acquisition fiscal et peuvent augmenter la plus-value imposable, selon les règles et exceptions applicables. Source : article 150 VB du CGI.

Le plan ouvre donc un cadre pour investir. Votre résultat prend forme avec le logement, le loyer réellement possible, l’apport et la durée du prêt. Notre avis sur la loi Jeanbrun et le comparatif avec le LMNP abordent ces choix. Une projection personnelle permet ensuite de rapprocher l’économie fiscale, l’épargne mensuelle engagée et le capital disponible après la vente.




Questions fréquentes


Le plan Relance logement et la loi Jeanbrun désignent-ils la même chose ?


Le plan couvre la construction, la rénovation, le logement social et la location privée. Le dispositif Jeanbrun est son volet fiscal destiné à certains investissements locatifs. L’expression « Relance logement » est aussi utilisée pour désigner ce dispositif.



Peut-on déjà investir avec le dispositif Jeanbrun ?


Oui. La fenêtre d’investissement court du 21 février 2026 au 31 décembre 2028, sous réserve des conditions légales. Le projet de loi complémentaire poursuit un calendrier distinct ; ses évolutions proposées ne sont pas toutes entrées en vigueur.



Les 12 000 € annoncés correspondent-ils à une économie d’impôt ?


Il s’agit d’un plafond d’amortissement majoré, soumis à conditions. La déduction réduit le revenu imposable. L’impôt économisé dépend notamment de la tranche d’imposition, du résultat foncier et des possibilités d’imputation de chaque foyer.



Peut-on choisir entre Jeanbrun et le LMNP ?


Oui, lorsque le logement et le projet permettent les deux modes de location. Jeanbrun concerne la location nue, tandis que le LMNP concerne la location meublée. La comparaison inclut le loyer, les charges, le mobilier, le financement et la fiscalité pendant la détention comme à la revente.



Le plan garantit-il une hausse de la valeur de mon logement ?


Aucune hausse de prix n’est garantie. L’évolution dépend notamment de la demande locale, des logements disponibles, de l’état du bien et des conditions de financement. Une projection peut retenir plusieurs prix de revente pour mesurer leur incidence sur le capital final.

bottom of page